mercredi 21 février 2018

Une Saint Valentin autour d’un tea-time à L’Hôtel

Bonjour,
La semaine dernière c’était la St Valentin et pour ce jour spécial j’avais demandé à monsieur mon mari de poser sa journée.
Cette année, en effet, c’est moi qui me suis occupée de l’organisation de cette journée. Traditionnellement, mon mari m’invite à dîner dans un restaurant de choix, mais cette année, j’ai voulu lui faire à mon tour une surprise en lui proposant quelque chose qui change de l’ordinaire : un moment à deux sur Paris alliant gourmandises et moment détente dans un cadre élégant. J’avais déjà une petite idée derrière la tête !!
Il y a quelques mois je m’étais rendue avec une copine à L’Hôtel – le plus petit des palaces parisiens !! – pour un tea-time. À cette occasion j’avais découvert que ce petit palace bénéficiait également d’un SPA avec piscine et hammam mais surtout quil proposait une offre « Tea-time & SPA » dénommée judicieusement « Instant détente ». J’ai donc gardé cela dans un coin de ma tête et le moment venu j’ai réservé. Bon, pour tout vous dire, à l’origine j’avais téléphoné en octobre pour réserver cette offre le 1er décembre. Je voulais m’y rendre pour notre anniversaire de rencontre. Malgré mes 2 mois d’avance tout était complet, du coup jen ai profité pour réserver pour la Saint Valentin. J’ai donc réservé 4 mois à l’avance pour avoir la date de mon choix…
À notre arrivée nous avons pu patienter tranquillement dans un petit salon avec livres d’art et journaux à disposition. Ce fut l’occasion aussi de découvrir un beau salon.



Pour information L’Hôtel date de 1828 et se situe à l’emplacement du pavillon d’amour de la Reine Margot qui se trouvait dans le parc de son palais au XVIIe siècle.
Lorsque l’hôtesse est venue nous chercher pour nous conduire au SPA nous avons pu contempler l’architecture du lieu et cette fabuleuse tour au centre de l’hôtel.



Le SPA se situe au sous-sol. Entouré de pierres blanches, le lieu invite au calme et à la méditation. La privatisation de la piscine et du hammam est un vrai plus, il fait paraître le moment encore plus privilégié. Pour ne rien gâcher, le massage d’une durée de 30 minutes et qui se déroule au pied de la piscine est vraiment relaxant. Un bonheur !!
Crédit photo: L'Hôtel

Après cet instant détente nous nous sommes rendu au salon de thé pour notre tea-time de la Saint Valentin. En rejoignant le salon nous sommes passés devant le bar qui a un charme fou avec ses colonnes et ses fauteuils.

Le salon de thé est accueillant avec sa lumière tamisée, ses fauteuils douillets et ses rideaux de velours ce qui met bien en valeur les nappes blanches des tables et la vaisselle blanche et or.

Inclus dans l’offre nous avons dégusté une coupe de Champagne bien fraîche. Après la chaleur du hammam celle-ci fut fortement appréciée.

Ensuite, monsieur mon mari et moi-même avons choisi le chocolat chaud Valrhona Jivara 40 % de cacao mais deux autres versions existent : Guanaja 70 % de cacao et Ivoire 35 % de cacao. Le chocolat était onctueux avec un soupçon de vanille. Un délice.
Côté salé, L’Hôtel nous a servi un assortiment de sandwichs :
– un finger concombre-menthe et un autre dinde-sauce Samora,
– un finger brioché saumon fumé-crème à l’aneth,
-un mini cake à la feta.

Pour continuer, côté sucré, nous avons dégusté :
-des scones avec une crème à la mascarpone légèrement citronnée et une confiture à la framboise,
-un cœur de guimauve,

-un macaron à la griotte,
-un feuilleté à la praline rose,
-un sablé à la confiture de fraise,
-une douceur avec une coque à la rose et de la mousse de litchi,
-une douceur au chocolat sur un sablé au chocolat pétillant.

Le moment fut vraiment parfait. Je vous recommande chaudement cette sortie qui est une vraie parenthèse de douceur et de gourmandise.
A bientôt.
Kiss mes petites roses. 
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L'Hôtel *****
13 rue des Beaux-Arts
75 006 Paris 
(sur réservation)

mercredi 14 février 2018

Mon premier atelier d'Origami



Bonjour,
Je vous souhaite une merveilleuse Saint Valentin. Pour ma part monsieur mon mari et moi avons posé notre journée pour la passer en amoureux, j'ai organisé une jolie journée j'espère que cela lui plaira. Je vous raconterai cela !!
En attendant je vous propose un article sur ma nouvelle lubie du moment : l'Origami.
Source : site paper-toy

A force de regarder des mangas je me suis intéressée à la culture japonaise et notamment à la technique de l'origami. Je me suis inscrite à un atelier d'origami que j'ai fait la semaine dernière. C'était vraiment génial !!
Mon premier origami !!!!!!!!!!
Aussi je vous propose un petit article sur cet art. J'ai adoré découvrir sur ce magnifique art nippon (Source Wikipédia).

L’art du pliage en papier
L’origami – des termes japonais « oru » signifiant « pliage » et « kami » voulant dire « papier » – est l’art ancestral japonais du pliage en papier (uniquement du pliage, d’une seule pièce en papier, sans découpage ni collage). À travers ce pliage il est possible de faire différente représentation : un animal, un objet, une fleur ou encore un personnage.
Source : Paper Toy

L’origami a tout d’abord une origine chinoise puis a été perfectionné par les Japonais. Il est considéré par les occidentaux comme un art difficile, car il mêle l’imaginaire, la patience, la dextérité mais également la géométrie et les mathématiques. Il s’agit donc d’un art extrêmement riche et complet qui nécessite de nombreuses années d’exercice pour atteindre un certain niveau.

Une tradition japonaise

Le papier est né en Chine (IIème siècle avant J.-C.) mais la pratique régulière du pliage de papier est essentiellement d’origine japonaise (VIème siècle). Les premiers pliages étaient destinés à l’emballage des médicaments et des aromates. Ils servaient également les rituels religieux pratiqués par les moines shintoïstes. Son utilisation sacrée est encore reconnue aujourd’hui puisque l’on en trouve dans les temples actuels.
Tout commença donc avec l’invention du papier, lorsqu’en l’an 538, un prêtre bouddhiste venu de chine introduisit au Japon la méthode de fabrication du papier. À l’origine, le papier était un bien précieux, c’est-à-dire très coûteux, ce qui explique que l’Origami ne se soit pas ouvert immédiatement au grand public. Réservé aux cérémonies et rituels, l’origami était soumis à des règles de pliage très rigoureuses qu’on ne pouvait apprendre qu’auprès de maîtres. L’Origami de cérémonie servait à décorer les cruches de saké, ainsi dans les cérémonies religieuses, une feuille de papier plissée était placée autour du goulot des récipients de saké et servait de bouchon d’apparat. Les Samouraïs s’échangent également des cadeaux ornés de noshi, une sorte de jeton porte-bonheur fait de bandes de papier pliés.
Pour les cérémonies de mariages, l’Origami avait une fonction symbolique, ainsi deux papillons de papier, le mâle ocho et la femelle mecho, que l’on fixait avec un ruban autour du goulot de deux cruches de saké représentaient les époux. Plus tard, on décrochait les deux papillons et on les posait l’un sur l’autre, on mélangeait le contenu des deux cruches et ainsi l’union était reconnue sacrée. À partir de l’an mille, on voit apparaître des modèles traditionnels comme le papillon, la grue, la grenouille et le crabe.
Durant l’époque Muromachi (1392-1572) se développe un art de l’emballage très codifié qui associe papiers pliés et cordons de différentes couleurs (noshi). Trois ouvrages témoignent de la tradition japonaise. L’un donne des instructions pour plier des grues attachées les unes aux autres (de deux à une centaine), un autre réunit des diagrammes permettant de plier les personnages d’un jeu japonais. Le troisième, est une sorte d’encyclopédie écrite à la main dont deux tomes sont consacrés au pliage.
Aujourd’hui, le pliage est enseigné aux enfants japonais par la transmission familiale. Avant il faisait partie intégrante de l’instruction dans les jardins d’enfants, les écoles primaires et les collèges de jeunes filles au début du XIXème siècle.
L’Origami n’est donc pas uniquement un jeu récréatif, car si depuis plus de 400 ans, les mères de famille japonaises apprennent à leurs enfants ces pliages de papier, c’est qu’elles considèrent l’origami comme un des éléments importants de la tradition artistique japonaise.

Un art traversant les frontières

La connaissance de l’origami en France se limite généralement à la cocotte ou à l’avion en papier.
Il faut à peine remonter à la Renaissance pour identifier les premiers origamis à travers les cours royales européennes qui s’entichent du pliage des nappes et des serviettes. Ainsi, pour les noces du roi Henri IV et de Marie de Médicis, la table d’honneur fut-elle parée de pliages en forme de fruits et d’oiseaux.
Il faudra attendre le XIXème siècle pour avoir des informations plus sérieuses. Un instituteur français, M. Savineau, publie en 1897 un livre de travaux manuels scolaires, Pliage et découpage du papier, qui fait référence au pédagogue allemand Friedrich Fröbel, créateur en 1840 du premier jardin d’enfants. De même, une doctoresse italienne Maria Montessori prône l’utilisation du pliage pour éveiller les facultés créatrices des enfants. En Allemagne, Laslo Mojoly- Nagy inclut des cours de pliage à l’école du Bauhaus en 1930.
C’est grâce au Maître japonais Akira Yoshizawa que les différentes traditions vont pouvoir se rejoindre. Il met au point dans les années 1950 un langage international de symboles permettant de déchiffrer tous les livres d’origami.


La réalisation de l’origami
La manipulation peut prendre quelques minutes jusqu’à plusieurs heures, ce qui signifie qu’il faut un peu de patience et beaucoup de pratique pour réaliser des origamis de plus en plus impressionnant visuellement. Quelques fondamentaux à connaître avant de se lancer dans ce magnifique art nippon :
– Les origamis se réalisent avec une feuille de papier carrée.
– Il est conseillé lorsque l’on débute de commencer avec des feuilles de couleur unie c’est-à-dire sans motif afin de faciliter la visualisation du pliage. Lorsque l’on devient plus sûre de soi il est possible de passer à un papier à motifs. Il existe de très jolis papiers à origami.
– L’origami doit être réalisée sans découpage et sans collage.
Les modèles d’origami commençant souvent par une même succession de plis, il arrive fréquemment qu’il faille partir d’une base. Il faut ensuite réaliser une succession de figures en faisant des plis pour parvenir au modèle final.
Parfois les figures les plus difficiles sont réalisées dans du papier d’aluminium plutôt que du papier ordinaire, car cela permet de faire plus de plis avant que le support ne soit trop abîmé pour être plié une nouvelle fois. Une autre technique, celle du papier mouillé, permet de créer des reliefs et des courbes intéressantes.
Grâce à internet il est aujourd’hui plus facile de débuter dans cet art. Il est possible de recourir à différents moyens.
Vous pouvez commencer à regarder quelques tutos sur You Tube.
Si vous avez un peu peur de commencer tout seul il est possible de s’inscrire à des ateliers origami. À Paris, il existe quelques associations qui propose ce type d’atelier. Pour ma part je me suis inscrite à Quartier Japon (comptait 22 euros les 2h d’atelier).
Vous pouvez également recourir à des ouvrages spécialisés.
Comme je voulais avoir de bonnes bases j’ai choisi de commencer par un atelier. Ce fut très sympa et original.
Mon deuxième origami 


Le symbolisme de l’origami
La grue dans les origamis est la figure la plus célèbre, il est un animal très réputé au Japon.

Selon wikipédia :

" La légende des mille grues ( tsuru) raconte que si l’on plie mille grues en papier dans l’année, retenues ensemble par un lien, on peut voir son vœu de santé, de longévité, d'amour ou de bonheur exaucé. Pour que le vœu, la chance ou la santé se réalise, on doit fabriquer le senbazuru pour une personne bien particulière et faire une prière à chaque grue achevée. Une seule personne doit conserver le senbazuru, celle pour laquelle il a été fait. Moins nombreuses sont les personnes à avoir fabriqué la guirlande, plus le vœu sera fort car il aura demandé beaucoup plus de patience et de persévérance… En général, on offre un senbazuru à une personne très proche, souvent malade, ou plus culturellement pour une naissance ou un mariage. La guirlande des mille grues est devenue un symbole mondial de paix et les gens peuvent en laisser dans les temples ou jardins de prières (notamment à Tokyo et Hiroshima). La guirlande est alors laissée à la merci des éléments et symbolise des messages. Elle a alors le même sens que les drapeaux de prières tibétains. "
Cette légende a inspiré l’histoire de Sadako Sasaki, survivante des bombardements atomiques. Cette fillette japonaise atteinte de leucémie à la suite de l’explosion de la bombe atomique d’Hiroshima avait entrepris de réaliser, sous l’impulsion de sa meilleure amie Chizuko, mille grues en origami afin de réaliser son vœu de guérison. Malheureusement, elle est morte avant d’avoir pu achever sa tâche en ayant réalisé seulement 644 grues. Les élèves de sa classe ont terminé ce qu’elle avait commencé et son histoire a fait de la grue en papier un symbole de la paix.
En 1958, un monument de la paix des enfants a été inauguré, immortalisant en son sommet, Sadako tenant une grue en or dans ses mains. L’événement a eu lieu le jour de la fête des enfants, le 5 mai 1958. Son piédestal porte l’inscription « Ceci est notre cri. Ceci est notre prière. Pour construire la paix dans le monde ».




Offrir un origami
Un origami peut s’offrir en témoignage d’amour ou d’amitié à quelqu’un qui compte et que l’on aime.
Un origami peut également se porter en bijoux pour femme. Il peut s’agir d’un cadeau original mais éphémère que l’on peut porter qu’une seule nuit...
Bonne saint valentin

samedi 10 février 2018

Un brunch littéraire et dépaysant dans un Relais & Châteaux parisien : L ’ Hôtel Daniel

Bonjour mes petites roses ,


 Je vous souhaite d'ors et déjà un très bon week-end.

Justement pour bien commencer ces deux jours de repos, je vous propose un article sur le dernier brunch littéraire que j'ai fait avec mes amies D. et A.

Nous avons passé un merveilleux dimanche à parler d'un livre magnifique :

- Un parfum d'encre et de liberté de Stéphanie McCoy -

autour d'un délicieux brunch servi dans un majestueux hôtel parisien :

le Relais & Châteaux "Daniel"









L'Hôtel Daniel est situé près des Champs-Élysées et de la rue du Faubourg Saint Honoré.

 
Crédit photo : site Hôtel Daniel



Pour moi, c'est l'un des plus beaux salons de thé que j 'ai pu faire sur Paris :  avant de flatter le palais, le plaisir des yeux est déjà satisfait !

L'Hôtel Daniel a l'apparence d'une demeure particulière avec son joli papier peint du XVIIIème siècle aux motifs à fleurs et petits oiseaux de paradis, ses meubles en bois précieux, ses canapés et coussin moelleux, le tout entouré d'Orchidées, de soieries et de satins brillants.









L'ambiance y est à la fois intime et les conversations sont discrètes et élégantes. Les serveurs nous accueillent avec professionnalisme et le service est rapide.

Le cadre est romantique à souhait. Je pense d'ailleurs revenir cette fois-ci accompagnée de mon mari pour tester le Tea-Time !!


Toute la décoration est dans un esprit chinoiseries avec une touche parisienne totalement dépaysant à un point tel que l'on a l'impression de découvrir une adresse secrète connue des seuls initiés.

Ici le brunch est à tomber....Servi à table, il est copieux et savoureux. Nous avions le choix entre le Brunch classique à 43e et le Brunch Champagne pour 10e de plus.
 

Pour ma part je me suis laissée tenter par le Brunch Champagne car il proposait du Veuve Cliquot. Comme il s'agissait du même Champagne que j'avais offert à mes invités lors de mon mariage je ne pouvais que succomber à ce clin d’œil du hasard !

Le brunch Champagne se compose ainsi:

- de viennoiseries et de pain frais (nature ou aux céréales),
- d'une boisson chaude au choix,
- d'un jus de fruit frais au choix,






-de fingers sandwich,
-d'un mini-sandwich jambon beurre ou volaille,




Parmi les viennoiseries proposées il y avait de délicieuses brioches feuilletées aux pralines roses de chez La Pâtisserie des rêves : un délice !!!!!

-d'une assiette de jambon pata negra ou de saumon fumé,



-d’œufs bio cuits à votre convenance,



-d'un yaourt 0% nature ou au fruits,


-d'une pâtisserie au choix de chez La Pâtisserie des Rêves,



-et d'une coupe de Champagne.

Waouh j'ai essayé de faire des effets sur ma photo ....mais je me suis loupée !!


 

La carte des thés est très fournie,  j'ai choisi un Thé à la Rose tandis que mon amie A. a pris un Thé à la Fleur d'Oranger. Mon amie D. s'est quant à elle laissée tenter par un chocolat chaud. Régulièrement , nos serveurs s'inquiétaient de savoir si nous souhaitions à nouveau du thé ou du chocolat chaud. Quelle charmante délicatesse.


Pour le jus de fruits frais nous avons pris Orange, Pamplemousse et Abricot. Vous avez du choix!

Les mini-sandwichs peuvent détonner sur une carte de brunch mais finalement cela change des cartes habituelles et cela fonctionne très bien. La présentation des petits sandwichs est bien faite et la baguette parisienne était croustillante à souhait !! En plus le service était vraiment attentionné car une de mes amies étant végétarienne il lui a été proposé en remplacement du jambon ou de  la volaille un sandwich tomate mozzarella.

Double coup de cœur à souligner :

- pour les œufs qui peuvent être servis brouillés, au plat, à la coque ou encore en omelette.

J'ai choisi brouillé et je n'ai pas regretté mon choix un délice : les œufs étaient fondants et onctueux.

- et pour la délicieuse pâtisserie DE rêve !

Quand j'ai vu le plateau arriver je me suis dit que le choix allait être cornélien.... Mais finalement non : avec la présence du Paris-Brest - la pâtisserie signature de Philippe Conticini - je n'ai pas hésité un instant je l'ai choisi.

Finalement j'ai un vrai problème avec la Pâtisserie des rêves car j'aime tellement cette pâtisserie que le plus souvent je choisis le Paris-Brest. Pourtant à chaque fois je me dis que je vais changer...mais j'y arrive rarement car je l' ADORE . Heureusement que les copines sont là pour en choisir d'autres et en goûter un petit bout !

Tarte au citron meringuée

LE Paris-Brest !!!
 
 
Le Russe


Ce délicieux brunch nous a permis de parler tranquillement et à satiété de notre livre Un parfum d'encre et de liberté et de jouer aux critiques littéraires. 




Nous étions unanimes toutes les 3 nous avons adoré ce livre sensible et intéressant. 

Résumé :

1859.

Deux ans avant le début de la guerre de Sécession Sarah, sa sœur et sa mère se rendent chez la famille Hill à New Charlestown en Virginie, pour voir malheureusement une dernière fois leur père et mari l’abolitionniste John Brown.

Il est condamné à mort après une attaque abolitionniste ratée : John Brown, avec l’aide de ses fils, ont tenté de soulever les esclaves de Virginie et de prendre le contrôle de l’arsenal fédéral de Harpes Ferry pour leur fournir des armes.

Dans cette famille du Sud favorable à l’abolition de l’esclavage, Sarah se rapproche de Freddy avec qui elle va entretenir une correspondance privilégiée à son retour chez elle. Toutefois, malgré les sentiments d’amour qui naissent en elle pour Freddy, elle sait que seule une solide amitié pourra les unir. Atteinte de dysenterie enfant, cette épreuve l’a laissé incapable de procréer et elle ne peut donc envisager de priver l’homme qu’elle aime de fonder une famille.

Courageuse et intelligente, à un mariage forcément malheureux, elle se tourne vers les études et l’art mais surtout elle veut poursuivre la suite de l’organisation secrète de son père. Ainsi, pour continuer l’œuvre de son père « Le Chemin de fer clandestin » – qui permet aux esclaves noirs de passer du Sud esclavagiste au Nord libérateur – Sarah dessine des cartes camouflées dans de petits tableaux bucoliques ou sur le visage de poupées de porcelaine.

2014. 

Éden et son mari Jack déménage à New Charlestown. Elle a tout quitté – sa ville, son travail et tout ce qui était sa vie pour profiter du calme de la campagne et tomber enfin enceinte.

Toutefois, après des années d’échec, son mariage commence à prendre l’eau tant elle en veut au monde entier de sa stérilité. Quand son mari rentre avec un chien sous le bras, elle explose littéralement de colère. C’est donc sa jeune voisine, Cloé, qui est chargée de nourrir et de sortir le petit chien. Mais malgré sa rage, Éden finit par s’attacher à la boule de poils et à la fillette.

Éden tente de s’occuper l’esprit et entame des recherches pour faire classer la maison au Registre des monuments historiques. Alors qu’elle vagabonde dans sa maison en compagnie de Cloé, elles découvrent une tête de poupée très ancienne soigneusement cachée dans le cellier de la maison. Malgré les ravages du temps, elle entrevoit de curieuses lignes sur le visage de porcelaine, dans lequel se trouve une mystérieuse clé… 

Commencent ainsi une enquête pour en connaître la provenance et où les routes qui séparent  Éden et Sarah vont s’entrecroiser malgré les siècles qui les séparent.

Avis

J’ai découvert Sarah McCoy tout à fait pas hasard en préparant mes dernières vacances à Punta Cana.

En effet, avant de partir en vacances je m’achète toujours quelques livres afin d’allier Bronzage / Bain de mer / Culture (cherchez l’intrus !).

Dans cette optique je me suis rendue à la FNAC où j’ai découvert Un goût de cannelle et d’espoir. J’ai été simplement attirée pour sa couverture et son titre. Le résumé en couverture a fait le reste !
 

Le hasard a bien fait les choses, car j’ai adoré ce livre. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas été aussi remuée par un roman comme celui-ci. Du coup à mon retour, je me suis renseignée pour connaître les autres ouvrages de cet écrivain américain.

Ce deuxième livre ne m’a pas du tout déçue, j’ai trouvé l’histoire triste (comme la première) mais fascinante. J’ai retrouvé le style du premier livre : une histoire entremêlant le passé et le présent pour raconter le destin de deux femmes liées par un ou plusieurs points communs.

Dès les premières pages j’ai été captivée pour la courageuse Sarah et cette terrible époque de l’esclavagisme (avant la guerre de Sécession américaine) tout en faisant la connaissance d’Éden, une femme moderne minée par l’absence d’enfant.

Mais très vite, les chapitres consacrés à la première prennent le dessus. Cette lecture m’a donné envie d’en savoir plus sur son père John Brown (son histoire et sa fin tragique ont inspiré une chanson qui parle de son exécution et qui fut l’hymne des Unionistes).


 
Crédit photo : Wikipédia



 
Crédit photo : Wikipédia




En apprendre plus, sur lui, son combat et sa famille, fut une réelle découverte pour moi. Sa fille Sarah, artiste, féministe, vouée à la cause abolitionniste, est un personnage historique qui gagne également à être connue.

La partie historique est instructive, le style est fluide, l’intrigue est bien menée et associe une triste et belle histoire d’amour avec Freddy Hill. Il y a beaucoup de description et cela pour les deux époques. La description de la petite ville américaine avec ses voisins, la fameuse librairie et le festival annuel donne une petite touche de plus au livre : on visualise parfaitement ce cadre et le quotidien de ces personnages. 

J’ai suivi ces deux femmes avec émotion car l’écrivain m’a fait ressentir les sentiments qui les habitent, leurs joies, leurs peines mais aussi leurs doutes et leurs espoirs. Quelque part , les siècles passent, mais ces états d’âme sont intemporels et touchent toutes les femmes.

En revanche - et nous avons toutes les 3 étaient d'accord sur ce points -  mais pourquoi faire mourir les deux boules de poils ??!!!! Comme si cela ne suffisait pas le livre est encore plus triste avec la perte de ces deux adorables chiens.

Toutefois, j’ai passé un excellent moment de lecture avec Sarah et Éden.

Bien entendu la partie la plus intéressante du livre reste le 19ᵉ siècle et ses chapitres historiques, mais j’ai trouvé néanmoins que l’infertilité d’Éden et les répercussions que cela avait dans sa vie de couple étaient bien racontées.

Comme à son habitude (sa touche signature ?) elle nous propose à la fin du livre une recette de cuisine. 

Original, j’aime beaucoup. Cela donne l’impression que l’auteure souhaite nous faire un dernier cadeau pour nous remonter le moral. Souvent , lorsque l’on a suivi des personnages on s’en rapproche à mesure que l'on tourne les pages, chaque soir ils nous accompagnent pour nous aider à nous endormir. Lorsque l’on termine le livre on est à la fois content et triste , comme si l’on se retrouvait seul après le départ d’amis. La recette vient ici atténuer notre peine et nous permet de continuer le lien...


En conclusion, un livre que je vous conseille sans hésiter et un brunch à tester au plus vite !!!


Kiss

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Hôtel DANIEL ****

Relais & Châteaux

rue Frédéric Bastiat

75 008 PARIS